COP28 Snapshot #2 : Investir dans les pays du Sud

En écoutant la #COP28 l'année dernière, nous avons entendu une bribe fascinante à la fin d'une table ronde organisée par #TheFemaleQuotient et leur #EqualityLounge.

Valerie Ramundo Orlando, associée gérante de Greensquare Ventures, a lancé un appel passionné pour que l'on s'éloigne des mentalités postcoloniales lorsqu'il s'agit d'investir dans les marchés émergents. Selon elle, alors que nous réimaginons le paysage de l'investissement mondial, l'appel est clair : "Traiter les pays du Sud avec les mêmes critères de mesure que les pays occidentaux".

💡
Qu'est-ce que le Sud ? Ce terme désigne les pays les moins développés et les moins industrialisés, qui se trouvent principalement dans la partie méridionale du monde.

Au-delà de la peur de la fraude : passer à l'investissement équitable

Valérie préconise d'abandonner l'état d'esprit spéculatif et d'opter pour des partenariats opportunistes qui favorisent la croissance. Elle s'attaque également de front à la peur de la fraude : "Il ne s'agit pas de confiance ; il s'agit de reconnaître l'humanité partagée et les opportunités qui en découlent. Si nous investissons [dans ces régions] avec la conviction que "nous sommes les mêmes", le risque perçu diminue.

Démanteler les risques perçus

Valérie conteste le caractère étranger de l'investissement dans les pays du Sud, soulignant que les risques sont comparables à ceux des investissements dans d'autres régions. Elle ajoute : "...devinez quoi ? "...devinez quoi ? Il y a de la fraude. Quelqu'un veut vous prendre quelque chose. Bien sûr, si vous en avez 100 et que vous leur donnez "un" et que ce "un" arrive sporadiquement, ils essaieront de garder ce "un", quel qu'en soit le prix ! Mais si vous investissez en eux parce que vous dites "nous sommes les mêmes", alors il y a des opportunités. Prenons donc cette perception du risque qui n'existe pas. Franchement, le risque est le même si j'investis aux États-Unis, en Asie du Sud-Est ou en Afrique.

Image : Porapak Apichodilok (Pexels)

Selon Valérie, la prise en compte et la reconnaissance de ce risque constituent une étape cruciale vers une approche plus équitable et plus durable du développement. Cette discussion a été un autre excellent exemple des conversations animées et tournées vers l'avenir qui ont eu lieu lors de la COP28.

Faites part de vos réflexions

Êtes-vous d'accord avec cette notion de risque supplémentaire ? Pensez-vous que les investisseurs ont encore une mentalité post-coloniale ? Partagez votre point de vue ci-dessous.

Pour en savoir plus, lisez notre prochain billet : COP28 Snapshot #3 : L'égalité en ligne de mire